pas de green washingL’industrie du textile est (derrière le pétrole) la plus polluante de la planète.

Ce terrible constat est la conséquence de plusieurs facteurs :

1 – Le coton est la fibre textile la plus utilisée au monde.

On en récolte 25 millions de tonnes par an, ce qui représente 40% de la production textile mondiale.
Les principaux producteurs sont la Chine (6 millions de tonnes*), l’Inde (5 millions de tonnes*), les États-Unis (3,5 millions de tonnes*), l’Ouzbékistan, le Pakistan, le Brésil, la Turquie, l’Afrique.
La Grèce ( 230 000 tonnes) et l’Espagne (40 000 tonnes) se partagent la production européenne, qui ne représente que 1% du marché mondial*.

2 – Le coton est très fragile et sensible aux insectes.

Pour protéger les champs, on déverse 25% des insecticides vendus dans le monde. Sans parler des pesticides et autres herbicides. Pour augmenter les rendements, on ajoute des engrais chimiques. La culture conventionnelle est à l’origine d’une pollution environnementale catastrophique. Son impact écologique et humain est considérable.

3 – Le coton exige énormément d’eau.

Il pousse dans les régions les plus chaudes où les ressources en eau sont déjà fragilisées.
C’est le 3ème plus gros consommateur d’eau du monde (devant les fruits et légumes). Pour produire 1kg de coton, il faut entre 5 000 et 10 000 litres d’eau. 80% de cette eau est utilisée pour laver (décontaminer) les fibres des produits chimiques accumulés dans les champs.

4 – Puis, il y a les produits toxiques…

qui rendront le textile plus beau, plus soyeux, plus résistant aux taches. Le blanchiment du coton exige souvent d’utiliser du chlore ou des azurants chimiques. Les teintures emploient des métaux lourds comme le plomb ou le chrome.

*Sources : www.planetoscope.com

 

Qu’en est-il de la fabrication d’un T-shirt ?

Pour fabriquer un seul T-shirt, on utilise 1,5 litre de pesticides et 2700 litres d’eau (soit 18 baignoires pleines).
Vous comprenez maintenant qu’il ne peut pas avoir été fabriqué intégralement en France, puisqu’il n’y a aucun champ de coton dans notre pays et que l’immense majorité des usines de filature de coton se trouvent à l’étranger (principalement au Bengladesh).les différentes étapes de fabrication d'un tshirt

Quelles sont les conséquences sur les hommes ?

D’après l’OMS, la production du coton provoquerait la mort de 22 000 personnes/an.

En Inde, également 1er pays consommateur de pesticides, 60 millions de personnes vivent du coton dont des enfants qui le ramassent jusqu’à 12 heures par jour.

En Ouzbékistan, la récolte se fait à la main par des travailleurs forcés et le travail de très jeunes enfants. 60% de la production Ouzbek est exportée au Bengladesh dans des usines de filature.
La mer d’Aral a disparu à 90% parce qu’une partie des fleuves a été détournée pour irriguer les cultures.

Le Bengladesh, 2ème fabricant de vêtements au monde (derrière la Chine), n’échappe pas au non-respect des droits de l’homme quand il s’agit des conditions de travail.

 

le coton bio c'est mieux
Et le coton BIO dans tout ça ?

Il est environ 93% moins polluant que le coton « conventionnel ».

Cultivé de façon naturelle, le coton nécessite 50% moins d’eau. Le compost limite les maladies, en rendant les plantes plus résistantes et préserve ainsi les écosystèmes et la santé des producteurs.

Produire du textile ou des articles en coton BIO coûte environ 2,5 fois plus cher. Mais en limitant la publicité excessive, qui représente 50% du prix de vente, on limite également l’impact sur le produit final.

Les éco-labels :

Ils établissent des normes strictes en matière de qualité et d’écologie et contribuent à l’amélioration des conditions de travail pour toute la chaîne d’approvisionnement de produits textiles.

oekotex standard 100


Face à une telle prise de conscience, nous ne pouvions pas rester sans rien faire.

Fabriquer des produits textiles éco-responsables en respectant les conditions de travail des hommes, ici ou ailleurs, est une des valeurs fondamentales de notre marque.